01.04.2012
De bonnes pratiques que nous aimerions voir se populariser chez nous
Feignies est une petite ville française de 7000 habitants sise sur la frontière franco-belge en bordure de la route Mons-Maubeuge, à 30 kilomètres de chez nous.
Le Fort de Leveau, appelé aussi Fort Schouller, faisait partie des fortifications, construites en 1874, qui défendaient Maubeuge.
Une association, 4F pour Faune, Flore, Fort, Feignies, s'est donnée pour but, entre autres, de conter, comme nous, l'histoire de la localité.
Patrick Camberlin, président des 4 F
Et, comme nous, ils ne s'intéressent pas qu'aux vieux cailloux mais aussi à la vie quotidienne des habitants d'autrefois.
Grâce à 4F, les Finésiens ont acquis, comme le déclare Patrick Camberlin à la « Voix du Nord » du 24 mars 2012, « de bons réflexes ».
« Chaque année, de nombreux documents photographiques, papiers anciens, objets de la vie quotidienne sont confiés à Patrick Camberlin, président de l'association 4F et à ses collaborateurs. Ces documents sont scannés et ensuite rendus à leurs propriétaires »
« Combien de papiers et de documents précieux pour retracer la vie associative, scolaire, ouvrière de la ville ont été détruits par les enfants au décès de leurs parents ? Heureusement, la machine s'inverse et nous avons de plus en plus de dons »
Feignies, autrefois, un village, presque, comme chez nous
Que nous aimerions que les gens de chez nous acquièrent, à leur tour, ces « bons réflexes ».
Le CHLEM remercie à la fois nos lecteurs qui nous ont fait confiance en nous prêtant des documents auquels ils tiennent ou en nous donnant, à la suite d'un grand nettoyage ou après un décès de proches, des docvuments, pour nous, si précieux.
15:37 Écrit par Patrice Lambert | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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26.02.2012
Quelle est l'origine du mot "ministre" ?
J'ai retrouvé dans mes archives, un article de "La Libre Belgique" du 4 juin 1994, signé Lancelot, qui conte, avec humour l'origine du mot "ministre".

"Ce ne sont point les ministres qui nous manquent. Jadis, on connaissait leurs noms. Aujourd'hui, on serait bien en peine de les identifier, à part quelques têtes médiatiques souvent entrevues à la télévision.
(...) En fait, comme nous le rappelle Jacques Dutrieu, dans son petit dictionnaire "Quelle est l'origine de..." (Westmael-Charlier), ce nom qui désigne un des personnages les plus importants d'un Etat, a une origine bien modeste: il vient du mot latin "minister" formé sur "minus" (moins). Il est employé jusqu'au 16ème siècle au sens de "serviteur de Dieu" qu'il possède encore chez les protestants, puis il s'est étendu au vocabulaire politique, le ministre étant tout naturellement un serviteur de la nation, qui se sacrifie avec un total désintéressement au bien-être de tous ! "
Sans commentaire.
22:08 Écrit par Patrice Lambert | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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27.12.2011
Eléments de généalogie: POUTOIS ou POURTOIS Rodolphe L'eopold
Pour inaugurer en beauté l'année 2012, j'ouvre ici un espace généalogique. Non, vous n'y trouverez pas des arbres complets, des forêts touffues mais des éléments qui vous seront peut-être utiles dans vos recherches.
Lettre de l'administration communale de Leval-Trahegnies à la CAP (Comité d'Assistance Publique, ancêtre de notre CPAS) du 9 janvier 1952 de et à Bruges - Réf. 19/R.B./S/52
Messieurs,
Nous avons l'honneur d'accuser réception de votre note du 4 janvier 1952 et vous informons que notre commune est le Domicile de Secours de POUTOIS Rodolphe, Léopold.
Veuillez agréer, Messieurs, l'expression de nos sentiments distingués.
Le Secrétaire Le Bourgmestre
Nous sommes toujours bien sûr à la recherche d'éléments publiables concernant tous et toutes les habitant(e)s , de Leval-Trahegnies, Epinois et Mont-Sainte-Aldegonde (photos, documents divers que nous scannons et vous rendons dans les plus brefs délais). Merci de votre aide
01:17 Écrit par Patrice Lambert dans Généalogie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pourtois, poutois |
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25.06.2011
En 1945, la misère...
Extrait du "Par Mont et par Vaux" n° 8, juin 2004

Hector Schmitz
Comme vous le savez certainement, notre cercle d'histoire locale a créé un site Internet: www.chez.com/delevalaumont (et depuis, le blog que vous lisez). Par ce biais, quiconque de par le monde peut découvrir Leval-Trahegnies et Mont-Sainte-Aldegonde et nous laisser d'éventuels messages. C'est ce qui est arrivé, il y a peu.
Une personne de Limoges découvre dans les affaires de famille une lettre émanant d'Hector Schmitz de Leval-Trahegnies, datée du 25 février 1945...
Avec l'aimable autorisation de cette Limougeaude et de la famille d'Hector Schmitz, nous vous en donnons connaissance, sans autre commentaire qui nous paraît superflu.
"Mademoiselle Albin,
Maintenant qu'officiellement les relations postales sont rétablies entre le midi de la France et la Belgique, je suppose que vous recevrez enfin de nous nouvelles et que vous pourrez nous en envoyer de vous et de votre famille. Depuis bientôt cinq ans que nous avons quitté Limoges (1), je vous ai écrit plusieurs fois: du fait que je n'ai jamais reçu de réponse, je crains que mes lettres ne vous soient jamais parvenues.
Qu'êtes-vous devenus tous depuis 1940 ? Etes-vous toujours en bonne santé ? Votre vieux papa vit-il encore ? Monsieur Lacabanne et sa famille vont-ils toujours bien ?
Je vais vous raconter brièvement les événements qui se sont passés depuis notre départ de Limoges en juillet 1940.
Le voyage du retour a duré trois jours complets, car nous avons dû attendre à maints endroits le bon vouloir de ces messieurs les Allemands pour avoir de l'essence et puis nous avons dû suivre un itinéraire qu'ils nous ont imposé. Bref, nous avons logé à Châteauroux, Orléans et Beauvais. Nous avons retrouvé notre maison dans l'état tel que nous l'avions laissé, avec les carreaux cassés; on nous avait volé nos provisions de vivres, mais le linge et le mobilier avaient été épargnés.
On s'est remis au travail, j'ai repris ma place à l'usine, les enfants sont rentrés à l'école et la vie a repris tant bien que mal.
Plus la guerre avançait, plus le ravitaillement devenait difficile et plus la vie devenait chère. On a dû pour se nourrir acheter des marchandises en dehors du marché officiel, et on les payait à des prix extraordinaires. Pour vous faire une idée, on a payé le pain de 1 k. ... fr (2), le beurre ... le kg, la viande de boeuf ... fr le kilo, le lard ... fr le kilo. Une paire de souliers ordinaires la paire ... frs et les vêtements à des prix inabordables.
A partir de Pâques 1944, une autre source de tourments est venue s'ajouter aux autres: la terrible période des bombardements, sabotages, réquisitions, otages, etc... (3)
Le lundi de Pâques 1944, la commune de Leval-Trahegnies a été bombardée, et on a eu à déplorer à 200 m. de chez nous 25 tués (4) et de nombreuses maisons endommagées (celle de ma soeur, entre autres, a été fortement abîmée et est inhabitable). Par la suite les gares de formation de Haine-St-Pierre et celles de Marchiennes et de Monceau (près de Charleroi) ont été bombardées chacune une quinzaine de fois et chaque fois, c'était des victimes et des destructions (5)

Rue Albert 1er, carrefour de la rue de Namur, après le bombardement du 10 avril 1944
En même temps, des actes de sabotage contre des chemins de fer, des usines, des centrales électriques étaient faits par des patriotes; des Belges traîtres et même des soldats allemands étaient abattus, ce qui fait que nous étions très souvent punis: on ne pouvait plus sortir entre 7 heures du soir et 6 heures du matin. On prenait des otages soit pour l'Allemagne soit pour les camps de concentration. On devait porter des postes de T.S.F. (6)
Cette tragique période a duré jusque la libération qui a eu lieu le dimanche 3 septembre. Nous avons eu la chance d'être débarrassé des Allemands et de ce fait, la région n'a pas souffert des batailles.
Mais depuis quelque temps, pour nous montrer qu'ils ne nous oublient pas, les Allemands nous envoient des V1 et même, le lendemain de Noël, ils sont venus bombarder la grande route où passent, sans arrêt, d'interminables files de tanks, canons, camions chargés d'hommes et de matériel.
Voilà donc la situation dans laquelle nous nous trouvons, et ne nous plaignons pas encore trop car personne de notre famille ne manque, et nous sommes tous en bonne santé.
Nous sommes impatients d'avoir de vos nouvelles pour savoir de quelle manière vous avez traversé cette maudite période. Ecrivez-nous longuement.
Rappelez-nous au bon souvenir de Monsieur Lacabanne et de sa famille, ainsi qu'à celui de votre bon vieux papa, si vous avez encore la chance de l'avoir en vie près de vous.
Seriez-vous assez aimable de nous donner aussi des nouvelles de Madame Baladet ? 14, place des Jacobins, chez qui nous sommes descendus lors de notre arrivée à Limoges.
Recevez, Mademoiselle Albin, nous meilleures amitiés.
(1) Où ils avaient évacué lors de l'offensive allemande en mai 1940
(2) Les prix ont été effacés par la censure belge !
(3) Un article a été consacré au bombardement de la Croix-Rouge du 10/04/1944 dans le n° 1 du "Par Mont et par Vaux", toujours disponible.
(4) En fait, 18.
(5) Il s'agissait de bombardements alliés, américains surtout mais aussi anglais.
(6) En 1944, les Allemands avaient ordonné la réquisition des postes de radios que les habitants devaient déposer à l'Administration communale. Il faut savoir que c'est sur les ondes de la B.B.C. que les Alliés transmettaient leurs messages à la Résistance. En code, évidemment.
16:05 Écrit par Patrice Lambert dans Seconde Guerre mondiale | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |
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01.11.2010
LE CALENDRIER 2011 DU CHLEM !

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cartouche1721@gmail.com
SEULEMENT 5 EUROS
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23:25 Écrit par Patrice Lambert dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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01.05.2010
D'où vient le mot "picoler" ?
Tout le monde sait ce que signifie l'expression populaire "picoler": s'enivrer de boissons alcoolisées, généralement bon marché. Bien peu connaissent l'origine argenteuillaise (d'Argenteuil, en Ile-de-France) du mot.
Au 18ème siècle, un droit d'octroi unique frappe tous les vins entrant dans Paris. Supportable pour les précieux beaujolais, l'impôt rend hors de prix le vin ordinaire. Les vignerons d'Argenteuil, qui produisent le célèbre vin "picolo", ont alors l'idée d'installer des baraques (les futures "guinguettes") à l'extérieur de l'octroi. Les Parisiens s'y rendent le soir ou le dimanche pour boire moins cher. Et les Argenteuillais innovent encore: le picolo y est parfois facturé à l'heure, et non plus au volume consommé. On imagine les excès auxquels se livrent les buveurs avides de rentabiliser cette méthode. Mais gare à ceux qui roulent sous la table: tout le temps passé dans la guinguette sera décompté, ce qui rend l'opération fort rentable pour les vendeurs. La réputation des "picoleurs" qui rentrent d'un pas incertain vers leur domicile parisien, n'en sort pas grandie...
Source: Collectif - Guide bleu Ile-de-France - Ed.Hachette-Guides bleus - 1988 - p.88

14:40 Écrit par Patrice Lambert dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ethymologie |
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06.02.2010
Avis aux généalogistes.
Mons, le 13 janvier 1830
Avis. - Les administrateurs des villes et communes sur le territoire desquelles viendraient à paraître les trois individus dont les signalements suivent, sont invitées à les faire arrêter et écrouer en l maison d'arrêt la plus voisine, ce dont elles me donneront immédiatement avis.
Le Gouverneur du Hainaut, F. de Macar.
Signalement de trois individus qui se sont échappés de la maison d'arrêt de Bruges (Flandre occidentale)
NAPOLÉON ROOSEBOOM, condamné par la cour d'assises, le 22 décembre 1829, à sept ans de réclusion; né à Pitthem; domicile Ardoye; profession tisserand; âgé de 20 ans; visage rond et rempli; teint coloré; cheveux blonds et bouclés; sourcils blonds; front haut; yeux bleus; nez grand et gros; bouche ordinaire; menton rond; barbe blonde; taille 1 aune, 5 palmes et 6 pouces; signes particuliers, une excroissance à la jambe gauche.
JOANNES PLOUVIES, condamné le même jour à une peine égale; né et domicilié à Pitthem; profession ouvrier; âgé de 21 ans; visage rond; teint coloré; cheveux et sourcils blonds; front haut; yeux bleus; nez grand et pointu; bouche ordinaire; menton rond; barbe blonde; taille 1 aune, 6 palmes.
PETRUS NYSSENS, soupçonné de vol; à la veille de paraître devant la cour d'assises; lieu de naissance Westkerke; domicile Ghistelle; profession ouvrier; visage rond; cheveux et sourcils roux; front haut; yeux bleus, nez grand, bouche ordinaire; menton rond; barbe rousse.
Mémorial administratif de la Province du Hainaut, n° 206 - 9 janvier 1830.
23:20 Écrit par Patrice Lambert dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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