15/11/2007

Rira bien qui rira le dernier


1944. Les troupes du Reich qui se voulait millénaire et leurs alliés battent partout en retraite. Le 6 juin, débarque en Normandie, la plus formidable armada de tous les temps. La Libération est proche, on le sent, on le sait. Certain(e)s résistant(e)s de la première ou de la dernière heure s'enhardissent. Des vengeances vont s'assouvir dans une ambiance, qui de jour en jour, devient de plus en plus délétère. Des actions insensées, osons enfin l'écrire, vont être menées qui, non seulement, ne gênent en rien l'effort de guerre allemand mais vont mettre la trésorerie de la commune en bien mauvaise posture. Je veux parler des dégâts occasionnés aux habitations des rexistes.
En effet, l'occupant allemand exigea que les administrations communales prennent en charge les coûts des réparations. Ce n'était pas rien pour un village qui, non seulement, avait du faire face à des dépenses supplémentaires mais dont les recettes avaient fondu comme neige au soleil. C'était à toute une population impécunieuse et affamée que l'on exigeait des efforts supplémentaires pour assurer les réparations des immeubles occupés par des traîtres!
En 1946, la commune de Leval réagit tout d'abord en adressant, le 17 avril, une lettre à Mr le Notaire Marcq à Anderlues.
En effet, elle venait de recevoir du Ministère de la Justice l'autorisation de récupérer les sommes exposées aux propriétaires des bâtisses endommagées en vertu de l'article 2 de l'arrêté du 2 juin 1944. En son article 6, le dit-arrêté prévoyait, qu'en cas de refus, l'administration communale avait le droit de mener le débiteurs devant la justice et que leurs biens pouvaient être mis sous séquestre.
En fait, lors des procès des collaborateurs, les autorités judiciaires avaient condamnés les reconnus coupables, outre des mesures d'emprisonnement voire la mort, leur déchéance de leurs droits civils et militaires mais aussi la séquestration de leurs biens. Les Notaires furent désignés pour administrer ces dossiers.
A Leval, pour une seule des maisons sinistrées, la note s'élevait à pas moins de 21.611 francs. Somme considérable pour l'époque.
C'est Monsieur l'huissier Lefèvre de Binche qui fut chargé de récupérer la dette.


la liberation


Binche fête la Libération


Photo envoyée par Loïc Regulski


loïc

21:40 Écrit par Patrice Lambert dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : seconde guerre mondiale, collaboration |  Facebook |

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