19/11/2007

Des barricades à Trahegnies en 1946 ?


La situation était en tous cas assez grave pour que l'administration communale intervienne.
Il faut bien avouer que l'administration fiscale avait, dans le registre de la plus implacable inhumanité, fait très fort.
Jugez plutôt.


Lettre de l'administration communale de Leval-Trahegnies à Monsieur Gustave Detraux, huissier, Bois du Sart, Roux, le 5 décembre 1946.


Nous apprenons que le mobilier de monsieur CLARA Jules, domicilié à Leval-Trahegnies, sera vendu en vente publique, à la requête de Mr le Receveur des Contributions à Binche. Or, l'intéressé a été prisonnier politique depuis le 18 décembre 1942 jusqu'au 21 juillet 1945; de plus, son épouse a été pendant l'absence de son mari, victime d'un vol important et s'est vue dans l'obligation de prendre la fuite pour échapper aux poursuites de l'ennemi.
Veuillez noter que les contributions à réclamer se rapportent aux exercices 1942, 1944 et 1945.
Nous croyons que pour éviter un scandale, il y aurait lieu d'envisager de surseoir à cette vente"

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Le Stolz, le café de Jules Clara, dit Kiki-bar.

12:57 Écrit par Patrice Lambert dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : prisonniers, faits divers |  Facebook |

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