22/12/2007

1889: Mont-Sainte-Aldegonde entame le pavage du chemin de Namur


En 1889, le Conseil communal de Mont-Sainte-Aldegonde décide de paver une partie de son axe central: le chemin de Namur. En fait le tronçon qui part du carrefour avec la rue de la Jonquière jusqu'à celui qui rencontre la rue d'Haine.
Seulement voilà, cette rue se trouve en partie sur le territoire de Leval-Trahegnies. Un accord va être trouvé: Leval participera aux frais. 3 ans plus tard, les travaux sont terminés.
En 1892, le conseil communal de Leval se compose de Mr Trigallez, bourgmestre, de Mrs Denamur et Moriamé, échevins et de Mrs Pourbaix, Hurbain, Delrivière et Cordier, membres. A l'époque, on ne parlait pas encore de conseillers communaux. Le secrétaire était Mr Brancart.
Voici un extrait du registre des délibérations du Conseil communal en sa séance du 13 juillet 1892 qui acte le subside:


Revu sa délibération du 19 décembre 1889 allouant à la commune de Mont-Sainte-Aldegonde un subside de frs: 3000, pour travaux d'amélioration en pavage à exécuter sur notre territoire au chemin de Namur.
Attendu que la Commune a contracté un emprunt de 50.000 frs par l'entremise de la Société du Crédit Communal et que cet emprunt a été réalisé pour couvrir le prix d'adjudication de travaux de voirie, emprunt approuvé par Arrêté Royal du 10 août 1882.
Considérant qu'aux termes de notre Délibération nous sommes tenus de payer le subside alloué lorsque les travaux seront entièrement terminés. (...)


DECIDE


Sous réserve d'approbation de l'Autorité compétente.
L'autorisation de retirer la somme de 3000 francs placée à la Caisse Générale d'Epargne et de Retraite suivant carnet n°1063 et de la reconnaissance du dépôt n°33 est sollicitée.


La Députation permanente du Conseil provincial du Hainaut approuva la décision du Conseil communal de Leval-Trahegnies en sa séance du 5 avril 1892 (?)


Nous avons déjà écrit sur ce blog et dans notre revue que Leval-Trahegnies avait, jusqu'au 19ème siècle, la triste réputation de posséder les chemins les plus impraticables de la région. Tous en terre, boueux par temps de pluie, poussiéreux par temps chaud, il fallait être vraiment motivé pour venir chez nous.
N'accablons cependant pas les édiles de l'époque. le village est étendu mais pauvre. Sa population est composée essentiellement de travailleurs misérables (cloutiers, briquetiers, carriers, journaliers, domestiques, etc.). Les quelques privilégiés, et ce jusqu'après la 1ère Guerre mondiale, ne paient que très peu d'impôt. Une situation qui n'a d'ailleurs guère changé mais cela c'est une autre histoire.
La découverte du charbon dans notre sous-sol va changer la face des choses. Bien que ne payant qu'une redevance très modeste, les charbonnages vont enrichir la trésorerie communale et permettre à l'administration d'améliorer progressivement l'état de nos rues et chemins. Ce sera chose faite... près d'un siècle plus tard.
Dès sa fondation, le Chlem avait pris le parti d'étudier l'histoire de nos deux villages. En effet, leurs passés sont étroitement liés. Epinois fera également l'objet de notre attention, quelques mois plus tard, quand nous constaterons que le même phénomène se reproduit avec lui. Ce nouvel élément vient conforter notre position.


Rue de Namur (compressée)

21:25 Écrit par Patrice Lambert dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : voirie, mont-sainte-aldegonde |  Facebook |

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