15/11/2008

Léopold II et l'esclavagisme

Né sur la côte près de Dar-es-Salaam, de père arabe et de mère noire, il arrive à 15 ans à Zanzibar, sans une roupie. Un Hindou lui prête 10 dollars, avec quoi le jeune homme achète du sel, qu'il revendra aux peuples de l'intérieur où cette denrée est rare.Ses affaires prospèrent.

Le sultan Seyyia Bargash, intéressé par sa réussite, le convoque et lui fait décrire l'intérieur du pays, puis lui fournit des armes et cent livres de poudre. Tippo-tip s'enfonce à nouveau dans le coeur de l'Afrique, mais non plus pour faire du commerce avec ses anciens clients. Il devient chasseur d'hommes, rafle des peuplades entières: hommes, femmes, enfants qu'il amène enchaîné jusqu'à la côte, qu'il entasse dans ses voiliers et dont il revend les survivants sur la place du port de Zanzibar. Sa fortune et sa puissance en font un roi sans couronne. Maître de la vie et de la mort de centaines de milliers de Noirs, chefs d'armée, propriétaire de flotte, ce terrible aventurier, après avoir collaborateur de Stanley, sera finalement charge de pouvoir du roi Léopold II de Belgique.

John L. Brom - Sur les traces de Stanley - Presses de la Cité - 1958 - pp. 24 & 25

L'expression Tippo-Tip est un surnom. Elle signifie en dialecte du pays Maniema: "l'oeil qui clignote"

Idem p. 23

De Zanzibar partait la troupe des esclavagistes arabes, dont le dernier et l'un des plus cruels était Hamed Bin Mohamed, plus connu sous le nom de Tippo-Tip. Ses féroces mercenaires remontaient les pistes qui les menaient vers les villages dont ils razziaent les populations. Les pas sanglants de millions d'hommes avaient créé le seul réseau routier de l'Afrique.

Idem p. 19

21:44 Écrit par Patrice Lambert dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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