12/09/2012

Journées du patrimoine 2012 - Inauguration d'une plaque à la mémoire de Georges Colombain

Ce samedi 8 septembre 2012, à l'occasion des Journées du Patrimoine, l'Administration Communale de Morlanwelz et le Chlem ont ré-inauguré une plaque à la mémoire du résistant Georges Colombain. Cette stèle avait été placée par sa grand-mère, Elise, à la sortie de la guerre. A cette époque, les informations n'étaient pas très sûres. C'est pourquoi, vous constaterez une différence entre le lieu de sa mort qui figure sur le monument et celui cité dans le texte. Mais qu'importait, pour cette dame, où son petit-fils avait été exécuté ? Il n'était pas revenu, il avait 23 ans. 

Plus de détails sur cette tragédie dans le prochain numéro du "Par Mont et par Vaux", le trimestriel du Chlem. 

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C'est le 25 févier 1944, à Breendonk, cette forteresse située au sud d'Anvers où seront enfermés de 1940 à septembre 1944, au moins 3522 détenus dont 1733, près de la moitié, ne survivront pas.

Ce jour-là, 12 hommes gravissent, trois par trois, le sinistre gibet du centre de détention nazi. Le matin même, une parodie de procès les a condamné à mort par pendaison. Détail sordide, les cordes sont trop grosses, ils ne meurent pas tout de suite. Il faut les achever d'une balle de revolver. Les bourreaux sont des Belges acquis à l'idéologie nazie. Ils appartiennent à l'Algemeen SS Vlaanderen.Ils vont avoir sur la conscience (mais en ont-ils une ? ) près de 200 assassinats.

Parmi leurs victimes, ces 12 résistants, capturés, en février 1943, dans le bois de Senzeilles à Cerfontaine, entre Walcourt et Couvin. Malgré la faim, les conditions de vie inhumaines, les travaux forcés et les tortures, ils sont morts sans avoir trahi les secrets du maquis.

Georges Colombain est l'un d'eux. Enfant de Carnières, il a passé la majeure partie de sa trop courte vie, il avait 23 ans, à Leval-Trahegnies où il a fréquenté l'école communale du Centre et où il est enterré.

Pourquoi et comment est-il arrivé dans le maquis de Senzeilles ? Nul ne le sait plus vraiment. Les témoins, hélas, sont devenus rares et les souvenirs s'estompent, inéluctablement. C'est déjà si loin tout cela.

Pourtant, « celui qui ne connait pas l'Histoire est condamné à la revivre » a écrit Karl Marx. 

Aujourd'hui, aux 4 coins de la planète, la Bête relève la tête. Populistes, fascistes, néo-nazis et intégristes de tous poils progressent à chaque élection. Dans certains pays, touchés de plein fouet par la crise, ils sont même associés, d'une façon ou d'une autre, dans des gouvernements de coalition voire les dirigent, seuls.

Il est des situations dont nous ne devrions pas pouvoir nous habituer.

L'extrême-droite, ce n'est pas seulement le racisme et la xénophobie, c'est aussi l'intolérance envers tous ceux qui ne sont pas de leur camp, c'est le triomphe de l'arbitraire, la victoire sans appel des ale totale dans tous les domaines, l'abolition des libertés et de toute forme de démocratie, le mépris de la vie et finalement la guerre.

« Le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée, l'orage » disait naguère Jean Jaurès.

Si nous ne sommes pas vigilants, si nos luttes ne sont pas porteuses d'espoir d'un monde meilleur, si nos dirigeants ne se lèvent pas pour dire « NON » à ces chevaliers de l'Apocalypse, alors ces résistants sont morts pour rien !

 

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Lecture du texte ci-dessus - (De Gauche à droite, Giogio Facco, Christian Moureau, Gilbert Leclercq, Patrice Lambert, Geneviève D'Hert)

 

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Christian Moureau dévoile la stèle sous le regard attentif de (de gauche à droite) Giorgio Facco, François Devillers, Gilbert Leclercq, Patrice Lambert, Jean Colombin et Geneviève D'Hert

 

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Le verre de l'amitié, offert généreusement par l'Administration communale de Morlanwelz dans les locaux de l'ancienne Maison communale de Mont-Sainte-Aldegonde. 

 

 

22:21 Écrit par Patrice Lambert dans Seconde Guerre mondiale | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |