09/11/2008

Qui s'en souvient ?

8 mai 1973: remise d'un drapeau à la section levalloise des Prisonniers politiques

Pour cette occasion, l'Administration communale avait invité outre les représentants du Front unique et la population, le Commandant de la Place de Mons, le Gouverneur de la Province du Hainaut et un représentant du Minsitère de la Défense.

Qui se souvient de cette cérémonie ?

Avez-vous des articles de presse ? Des photos ?

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Patrice Lambert,

Rue Salvador Allende, 104

7134 Leval-Trahegnies

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15:18 Écrit par Patrice Lambert dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

06/11/2008

Pour tous les passionnés de la Seconde Guerre mondiale

Une plume dans un oflag
 

Raymond Troye était Chasseur ardennais. Arrêté après la capitulation de 1940, il est déporté en Allemagne dans un oflag, camp réservé aux officiers. Et là, pour survivre, Raymond Troye décide d'écrire... Sa petite-fille a découvert tout cela en 2003, juste après son décès.

 

Raymond Troye

Raymond TROYE

«Ce fut un grand choc, confie Catherine Van Cauter. Lorsque mon grand-père est décédé, en 2003, j'ai eu quelques semaines pour vider son appartement. J'ai jeté, jeté, jeté... Je me souviens, j'étais assise par terre devant son bureau, au milieu de tas de papiers. Un peu par hasard, j'ai ouvert un cahier que j'allais balancer avec le reste. Et mes yeux sont tombés sur une petite phrase : "Il pleut des tonnes de bombes sur Berlin". C'était son écriture. Mon grand-père avait tenu un journal de guerre et je l'ignorais ! Je savais qu'il était officier, qu'il avait été détenu cinq ans dans des camps allemands et qu'il y avait même écrit un roman : Meurtre dans un oflag. Qui sait encore ce qu'est un oflag ? D'ailleurs, il n'en parlait pas et ça ne m'intéressait pas. La découverte de ses cahiers fut donc un grand choc. Mon grand-père venait tout juste de mourir et je n'avais rien compris... »

Raymond Troye naît à Gouy-lez-Piéton, en juin 1908. Son père, mineur, meurt de la silicose quelques jours après l'armistice de 1918. « C'était un excellent élève, raconte Catherine, mais la famille était très pauvre et il n'était pas question de continuer l'école. Sa mère, voulant lui éviter la mine, a réussi à le faire embaucher à l'usine. » Mais le gamin imagine un autre avenir. A 16 ans, il décide de s'engager dans l'armée. « Je ne pense pas qu'il rêvait de devenir militaire, poursuit sa petite-fille. Mais l'armée lui permettait d'étudier sans rien devoir débourser. C'est comme ça qu'il a fait l'Ecole des cadets, puis qu'il a gravi les échelons, jusqu'à être nommé officier à la fin des années 1930. L'armée l'a sauvé de la précarité. »

Quand éclate la Seconde Guerre mondiale, Raymond Troye commande une unité de Chasseurs ardennais. « Il participe aux combats de la Lys, qui lui vaudront la Croix de guerre avec palme. Rien n'y fait. L'armée belge est défaite, les soldats sont faits prisonniers et emmenés en captivité. Les Allemands ont prévu des camps spéciaux pour les officiers : les oflags, - Offizier-Lager, en allemand. Mon grand-père va connaître trois oflags successifs. Eichstätt, en Bavière, Fisch-beck, près de Hambourg, et Prenzlau, non loin de Berlin.

 

oflag

 

Oflag d'Eichstätt

Selon les conventions internationales, les officiers prisonniers ne peuvent pas travailler. Leur pire ennemi, c'est donc l'ennui. L'oisiveté totale. Mon grand-père l'écrit dans son journal. Il voit de jeunes officiers devenir de vrais légumes. Mais à Eichstätt et à Fischbeck, officiers d'active et officiers de réserve sont mêlés. Ça veut dire qu' à côté des militaires de carrière il y a des médecins, des avocats, des juristes... Des gens qui ont un certain potentiel intellectuel et qui vont mettre en place de véritables stratégies pour "s'évader". A tout le moins pour échapper à l'angoisse de la captivité. Ils vont organiser des cours, faire de la musique, monter des pièces de théâtre... Et mon grand-père, lui, va s'adonner à l'écriture. » Un jour de 1944, Raymond Troye écrit dans son journal : « Je devrai beaucoup à la littérature. Elle m'a sauvé de l'ennui. Sans elle, je serais devenu une épave comme beaucoup. »

« Il écrivait pour tenir. Il écrivait pour survivre, insiste Catherine Van Cauter avec une pointe d'émotion. Ce sont précisément tous ces écrits que j'ai retrouvés après son décès. Il y avait donc le journal. Il y avait aussi les lettres à la famille, qui sont terribles quand on sait combien chaque mot était pesé. Et puis, il y a eu des romans : cinq romans écrits en captivité. Je connaissais l'existence de Meurtre dans un oflag, mais je dois avouer que je n'avais jamais eu envie de le lire jusque-là. Quel dommage ! J'aimerais tellement, maintenant, pouvoir en parler avec lui... »

« Votre grand-père, c'est comme le monsieur juif du quatrième »

Libérés par l'armée russe, Raymond Troye et ses compagnons d'infortune rentrent en Belgique en juin 1945. « Mon grand-père ayant été blessé en 1940, il était invalide. Il n'était plus question pour lui de commander des hommes sur le terrain. Il va donc se retrouver dans des bureaux, puis sera nommé répétiteur à l'Ecole royale militaire. Je sais que c'était une grande fierté pour lui. Fils de mineur, devenu officier sans passer par l'Ecole royale militaire, il y a terminé sa carrière... »

L'officier est déjà retraité quand Catherine voit le jour au milieu des années 1960. Pour la fillette, c'est un gentil papy dont elle ne mesure pas le parcours particulier. Il faudra attendre les derniers mois de sa vie pour que le trouble s'installe dans son esprit. « Après une fracture du col du fémur, il s'est malheureusement retrouvé dans une maison de repos. Et là, comme il était un peu perdu, il s'est cru dans un oflag. Je ne l'ai pas perçu tout de suite, mais on sentait chez lui une grande angoisse. Un jour, une infirmière m'a dit : "Votre grand-père, c'est comme le monsieur juif du quatrième". Là, j'ai compris. Les oflags, contrairement à ce qu'il voulait bien dire, ce n'étaient pas juste des camps où on écrivait des romans... Ça devait être terrible et il n'en était pas sorti indemne. Alors, vous comprenez mon émotion quand j'ai retrouvé ses autres écrits de captivité. »

Depuis, Catherine Van Cauter a fait rééditer Meurtre dans un oflag (éd. Labor) et elle tient quotidiennement un blog (http://oflag.skynetblogs.be) [voir le lien "blogs amis", dans la colonne de droire] très documenté sur le sujet. « Je me suis totalement investie dans ce travail de mémoire. Je me dis que j'ai entre les mains un trésor d'histoire, qui a dormi plus de soixante ans dans un tiroir. Je ne peux quand même pas le laisser se rendormir pour l'éternité ! Quand je pense que je n'ai jamais parlé de tout cela avec mon grand-père... Je suis habitée par un énorme regret. Je crois que ce travail de mémoire est une façon pour moi de rattraper notre rendez-vous manqué. »

Catherine Masuy - Le Vif-L'Express 08-08-2008

 

Meurtre dans un oflag

13:52 Écrit par Patrice Lambert dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : seconde guerre mondiale |  Facebook |

02/11/2008

1973: à qui a profité le crime ?

 

Lettre à Monsieur le Notaire Babusiaux, avenue Albert 1er, 7130 Binche, le 26 avril 1973

 

Maître,

 

Nous apprenons avec stupéfaction que le Moulin Stoclet, dont nous vous avions chargé d'entreprendre l'achat par la commune, a été vendu à un particulier.

Vous savez que ce moulin fait partie du patrimoine artistique de notre commune et de notre région, et que, de surcroît, il a été classé.

C'est pour ces raisons que le Conseil communal et le Collège voulaient l'acheter et le restaurer.

Il va de soi que nous entreprendrons l'expropriation pour cause d'utilité publique, d'autant qu'il y a urgence si l'on veut éviter des dégradations plus importantes.

Le Collège me charge, - et vous voudrez bien m'en excuser, - de vous signaler son vif mécontentement pour la procédure insolite dont on a usé dans cette affaire.

Veuillez agréer, Maître, l'assurance de notre considération très distinguée,

 

Pour le collège

 

Le Secrétaire communal a.i.,                                     Le Bourgmestre

 

Lucien JOSSART                                                      Jean HESBOIS

 

Leval - Monument - Moulin Stoclet avec ailes (04)

Sources: Archives de la Commune de Leval-Trahegnies - Correspondance 1973

20:05 Écrit par Patrice Lambert dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : moulin stoclet |  Facebook |

Comment calculer l'âge d'un objet: le carbone 14

Dater de minuscules échantillons selon la méthode dite du "carbone 14" est devenu un acte banal depuis que Willard Libby, un chimiste américain, mit au point ce procédé en 1949 - grâce à cette invention, il reçut d'ailleurs le prix Nobel en 1960.(...)

libby willard

Willard Libby

Les atomes de carbone 14 sont naturellement radioactifs et résiduels dans les vestiges organiques (végétaux ou animaux). Il faut compter un atome de C14 pour mille milliards d'atomes de carbone non radioactifs (le carbone 12) dans un être vivant. A partir de la mort de l'organisme, ce taux décroît selon un rythme régulier bien établi: la moitié des atomes de carbone 14, contenus dans un échantillon, disparaît au bout de 5730 ans, puis encore la moitié de la moitié au cours d'une période équivalente et ainsi de suite. En partant du taux résiduel, les spécialistes peuvent alors remonter au moment de cette mort, à condition qu'elle se soit produite il y a moins de 50.000 ans.

Cette méthode intéresse donc particulièrement les archéologues qui découvrent des vestiges humains, des restes alimentaires, des couches de bois brûlé sur leurs sites et peuvent ainsi les dater de façon absolue.

Source: Le Monde de la Bible n°161 - Septembre-Octobre 2004 - p.13

Artemis

Artemis, l'appareil de spectométrie de masse par accélérateur qui permet de "compter" les atomes de carbone 14. Il se trouve sur le site du CEA à Saclay (Essonne)

00:44 Écrit par Patrice Lambert dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : histoire generale |  Facebook |

27/10/2008

M'enfin ! Qui a fait décoller la fusée ?

Gaston (05)

 

Cette gaffe, la 418ème, parue dans l'album n°6 "Des Gaffes et des Dégâts" (1977) a-t-elle été inspirée à André Franquin par un fait-divers qui s'est déroulé à Leval ? Allez savoir !

Toujours est-il que le 27 février 1973, l'admnistration communale écrit à la compagnie d'assurances 3La Prévoyance Sociale", rue Royale, 151 à 1030 Bruxelles, la lettre suivante:

"Monsieur le Directeur,


Nous sommes au regret de devoir porter à votre connaissance que des dégâts assez considérables ont été occasionnés à deux plafonds de notre Maison communale, suite à un débordement d'eau provenant du vase d'expansion de l'installation du chauffage central, placé au grenier;

Pouvez-nous vous prier de bien vouloir envisager l'intervention de votre Compagnie, dans ce sinistre ?"

Malheureusement nous n'avons pu découvrir qui, à Leval, avait fait décoller la fusée ! 

00:27 Écrit par Patrice Lambert dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : evenements |  Facebook |

24/10/2008

Les festivités et kermesses de Leval en 1973

Carnaval: 18 & 19 mars

Kermesse Saint-Pierre: du 22 au 26 juin

 

avec la participation des riverains suivants:

THIEBAUT Serge: carrousel enfantin

SCHEIRLINCKX Octave: jeu

BERNARD Georges: oisellerie

FILLIEUX Noël: pique ballons et fume à l'oeil

DRAPS Amélie: jeu de pêche

DESMET Georges: friture

Noël Victor: tir à pipes

BARBIER Jacques: jeu de boîtes et de pêches

HEYBLOM Étienne: loterie

SLAVERIO Bruno: tir à pipes

DAUBIE Arthur: friture

HOCKMULLER: autos-scooter

VANDENBOSCH Jules: jeux automatiques

GADOWSKI Edmond: jeu d'anneaux

Noël René: Circuit des neiges et hippodrome

 

Braderie Leval Saint-Pierre: du 30 juin au 2 juillet

Kermesse de "L'Avarelesse" (rue d'Haine): du 4 au 6 août

Kermesse du Centre: du 18 au 21 août

Kermesse Quartier de Cronfestu: 15 août

Kermesse Saint-Martin: du 10 au 12 novembre

Kermesse Quartier du Carnois: du 12 au 14 mai

Kermesse Quartier du Bois du Roi: du 15 au 17 septembre

Kermesse Quartier de la rue Jean Jaurès: date à déterminer

Kermesse Quartier de la rue Emile Vandervelde: 13 octobre. Organisée par la société de gilles " Les Réguénères". Président Marcel Bonini.

 

Source: Archives de la Commune de Leval-Trahegnies - Correspondance 1973 - Lettre à la SABAM, route de Mons, 156 à 7131 Waudrez du 23 janvier 1973

Nous ne possédons malheureusement que peu de photos (sauf des carnavals) de ces différentes festivités. Si vous en possédez, nous serions heureux de pouvoir les scanner.

Merci.

 

Feu d'artifice

 

23:24 Écrit par Patrice Lambert dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : festivites |  Facebook |

11/10/2008

Le parachute des mines

"Originaire de La Machine, ville minière de la Nièvre, J.-B. Machecourt (1803-1865) s'intéresse vivement, dès son plus jeune âge, aux divers travaux miniers lorsqu'il va, avec son père, visiter les chantiers d'extraction.

Devenu ingénieur breveté de l'Ecole des Mines de Saint-Etienne, il est au cours de l'inspection d'un puits, le témoin impuissant et bouleversé d'un terrible accident causé par la rupture soudaine d'un câble soutenant une cage de mineurs où beaucoup trouvent une mort atroce.

C'est ainsi qu'en janvier 1845, après bien des recherches, J.-B. Machecourt fait procéder au premier essai d'un appareil qu'il vient d'inventer permettant l'arrêt immédiat de la cage après la rupture d'un câble: le parachute des mines.

Ce souci constant qu'avait Machecourt, à travers ses nombreuses inventions, d'améliorer les conditions de travail et de sécurité des mineurs, fut bien mal payé de retour: Pierre-Joseph Fontaine, chef d'atelier aux mines d'Anzin tirant parti de ce que Machecourt n'avait pas voulu faire breveter son invention en 1945, revendique, en 1851, la paternité de celle-ci.

De plus, le nom même de J.-B. Machecourt est totalement ignoré des dictionnaires [et d'Internet, NDLR].

Il n'est guère que "L'Almanach de la Nièvre" de 1865 relatant que le 13 octobre 1864 "grâce à l'heureuse invention due à M. Machecourt, onze mineurs échappèrent à une mort certaine (...) et en sont quittes pour une légère secousse", qui fasse preuve de gratitude à l'égard de ce modeste ingénieur dont l'invention sauva pourtant des milliers de mineurs dans le monde entier"

Jean-Paul CANDAS in Historia n° 279 - Février 1970 - p. 16

Je n'ai trouvé aucun renseignement ni sur Machecourt, ni sur Fontaine, ni sur cet appareil qui du pourtant être utilisé aussi chez nous.

Qui peut m'en dire plus ?

21:57 Écrit par Patrice Lambert dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |