11/10/2008

Vieillerie ou vièz'rîye ?

Le dictionnaire Littré définit le mot "vieillerie" en ces termes:

1° Vieilles hardes, vieux meubles

2° Fig. et familièrement: idées rebattues, conceptions usées

Le Larousse et le Robert en donnent une définition similaire.

Le Wallon de nos régions, du moins celui qui parle encore sa langue maternelle, le traduit en "viez'rîye".

Propos de gens incultes ? Que nenni. Survivance du passé !

Ainsi à Arras (Pas-de-Calais) il existe toujours une rue des Grands-Vieziers. "Au Moyen-Age, les vieziers ou marchands de "vieux" jouaient un rôle assez important. Ils rachetaient les vêtements usagés, les réparaient et les revendaient. Ce commerce était assez important pour que ceux qui s'y livraient forment une corporation et ussent rang marqué dans les cérémonies.

arras

Arras

Les vieziers se divisaient eux-mêmes souvent en deux confréries: les grands vieziers, qui avaient boutique ouverte suffisamment approvisionnée et coffre-fort bien garni, et les petits vieziers dont la clientèle moins brillante se composait de gens de la campagne. Il existe d'ailleurs à Arras une rue des Petits-Vieziers, comme il se doit, beaucoup plus petite et étroite que celle des Grands-Vieziers."

Françoise VIOT in Historia n°279 - Février 1970 - p.12

 

19:04 Écrit par Patrice Lambert dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ethymologie |  Facebook |

07/10/2008

1976: Leval-Trahegnies est jumelée avec Jullié en Beaujolais

Cet article est extrait du n°6 du "Par Mont et par Vaux" - 2ème trimestre 2003

 

1976, la dernière année du maïorat de Mr Jean Hesbois, dernier bourgmestre de Leval-Trahegnies, mais aussi l'année du jumelage de notre localité avec une petite commune du Beaujolais:

Jullié

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Jullié se trouve à 4 km de Julienas, au sud de Mâcon, dans le département du Rhône. C'est un village d'environ 400 habitants entouré de 250 ha de vignes. Le vignoble s'étend jusqu'au niveau du bourg et est couronné de bois et de landes.

Historique du jumelage

L'idée du jumelage est née après la Deuxième Guerre mondiale lorsqu'il est apparu que le seul moyen de progresser était de coopérer étroitement avec ses voisins. L'objectif initial consistait, pour des villes de différents pays européens, à échanger des expériences dans tous les niveaux de la vie locale.

Orléans et Dundee en 1946, Montbéliard et Ludwgsburg en 1950 furent parmi les premières villes européennes à signer un "Serment de Jumelage".

Près de 13.000 communes dans les 15 pays membres de l'Union européenne, en Suisse et dans les pays d'Europe centrale et orientale, sont aujourd'hui actives dans le mouvement des jumelages.

Qu'est-ce qu'un jumelage ?

Le mot "jumelage" n'a aucune définition juridique. C'est en fait un contrat moral entre deux collectivités avec un objectif politique précis: l'Europe des citoyens.

Pourquoi Jullié ?

Il semblerait que Messieurs Jean Hesbois, notre maïeur, et Marcel Descombes, leur maire, auraient sympathisé lors d'une visite en Beaujolais de notre édile. Et l'idée d'étendre leur relation amicale germa...

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De gauche, Mr Paul Jonnart, échevin, Mr Marcel Descombes avec les armes de Leval-Trahegnies, not' maïeur, Mr Jean Hesbois avec celle de Jullié et Mr Léopold Brancart, échevin.

Les cérémonies officielles

Le carnaval de 1976 a donc vu le débarquement des Julliatons, avec à leur tête, Mr Marcel Descombes, précité.

Cérémonies à la maison communale, aux monuments aux morts, fleurs, cadeaux et logement chez l'habitant pour créer des liens entre les villageois de nos deux communes.

Le dimanche, le cortège carnavalesque futé précédé de la gendarmerie à cheval ! Comme à Binche !

02 - Carnaval 1976 avec les Julliatons (04) - compressé

Les invités sont demandés et reçus partout. La journée et la nuit furent très troublées par les Français mâles. La bière a coulé à flots dans les gosiers !

Plusieurs estomacs habitués au vin se retournés et révulsés en accueillant une telle quantité de diverses bières belges.

La réciprocité nous fut offerte après les vendanges de cette même année. Le Collège échevinal s'y rendit en nombre, accompagné par quelques Levallois.

Composition du Collège échevinal de 1976

Mr Jean Hesbois, bourgmestre; Mme Antoinette Stoop-Beautrix, Mr Roger Jonnart, Mr Léopold Brancart.

1977 a vu un tout autre jumelage pour Leval-Trahegnies; la fusion avec Binche. Et cette nouvelle ville, de plus de 30.000 habitants n'était plus en adéquation avec ce petit noyau familial qu'est Jullié.

Aussi les relations officielles avec le Beaujolais se sont éteintes, mais des liens avaient quand même eu le temps de se nouer. J'en ai pour preuve que des contacts perdurent encore de nos jours entre de rares familles ( trois à ma connaissance). Il est vrai que de nombreux témoins de l'époque ne sont plus parmi nous.

Nous sommes allés à Jullié

A la recherche de la charte du jumelage (elle a disparu des archives de Leval-Trahegnies ! [Depuis nous l'avons retrouvée, NDLR]), nous sommes allés à la mairie de Jullié. Cordialité fut le maître mot de notre rencontre avec le maire actuel, Mr Laplace. Mais là aussi, point de chartre [ils ne l'ont toujours pas retrouvée, NDLR]. Des recherches sont effectées dans leurs archives...

Mr Descombes étant décédé, nous avons contacté son fils et quelques autres acteurs du jumelage.

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Joëlle et Gérard Descombes

Les Julliétons ne nous ont pas oubliés et nous ont même prié de vous saluer et plus spécialement les familles Brancart et Hulin.

Pour sceller le jumelage, le 23 octobre 1976, Mr Descombes a offert la moitié de sa cravate à Mr Hesbois, et ce dernier son noeud papillon. Ces pièces sont conservées avec soin à Jullié par Mr Et Mme Hotton. cet échange a eu lieu la veille du départ de Jullié de la délégation levalloise. Un souper, très arrosé, a réuni tous les participants. La bonne humeur et l'esprit bon enfant étaient de rigueur. Des jeux étaient organisés: "cul sec" avec la boisson locale de l'autre notamment... Ceci explique sans doute cela.

En conclusion nous pouvons dire que le jumelage de 1976 a réussi puisque nous n'avons pas été oublié. Les Julliatons que nous avons rencontrés (dont Monsieur le Maire) se montrent favorables à l'idée de renouer avec Leval-Trahegnies par le biais de notre Cercle d'Histoire.

Activités Chlem - Leval - Fête Sainte-Catherine 2004 - Plaque Jullié (02)

 

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Geneviève D'Hert

22:26 Écrit par Patrice Lambert dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : jumelage |  Facebook |

27/09/2008

Intéressante réflexion sur l'Histoire


Nous sommes-nous trompés ? Bien sûr ! J’en connais qui ne l’ont pas fait, étant toujours restés prudemment sur le bord de la route, à regarder passer l’histoire. J’ai la faiblesse de penser qu’ils eurent toujours tort et qu’il ont toujours ignoré cette plénitude heureuse de l’action, la seule vie valant d’être vécue, peut-être. Être un peu historien apprend peu à peu qu’au-delà des méthodes scientifiques bien nécessaires, on ne redit pas le passé mais on le réinvente, avec modestie : et cette reconstruction de ce qui ne sera plus - si humble et prudente soit-elle - est cependant si nécessaire, si utile à nous-mêmes. En la faisant, nous vérifions avoir vécu et laissé quelques traces quand nous guette le vertige désespérant du néant anonyme : toute écriture du passé est d’abord une thérapeutique, une lutte contre la mort, qu’on ne veut pas savoir perdue d’avance… et qui ne l’est peut-être pas toujours. Car le message sera quelquefois utile à d’autres, vivants ou à naître. Certaines bouteilles à la mer parviennent finalement à leur destinataire. Nous en avons tous connu qui ont changé notre existence, et le monde.


Francis Arzalier

16:14 Écrit par Patrice Lambert dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : citation |  Facebook |

18/07/2008

La mémoire de nos rues: mais qui était donc...


Salvador Allende



Cet article est extrait du n°5 du "Par Mont et par Vaux" - 3ème trimestre 2003


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Un soir, en revenant du boulot, je suis interpellé par un ouvrier d’une société de distribution d’électricité au volant de sa camionnette. Notre malheureux personnage arpentait depuis plus d’une heure les rues de Leval à la recherche de la rue du « Youne » (sic). J’ai dû fournir un effort surhumain pour ne pas éclater d rire : notre infortuné travailleur devait se rendre à la rue du « Yun » !
Après l’avoir remis sur le droit chemin, j’ai continué le mien ! Et ce faisant, cela m’a rappelé que le nom d’une autre rue de notre village était assez couramment « spotchî » tant à l’oral qu’à l’écrit : c’est la rue Salvador Allende !
Commençons par le prénom : souvent, il est prononcé « Salvator » et parfois je le vois écrit « Salvatore ». C’est Adamo qui doit être content !
Pour le nom de famille ; c’est une autre paire de manches ! Phonétiquement, cela va de « A-lent-de » à « A-lente » en passant par « A-liant-dé » ou autre « Salvator-en-dé ». Je dois vous avouer que personnellement j’y perd aussi parfois mon latin ! Salvador « A-lain-dé » ou « A-li-aine-dé » . Toujours est-il que lorsqu’on aborde le sujet, bien souvent l’on me rétorque : « Mais qui c’est ç’nome-là ? »


Salvador Allende (1908-1973). Homme politique chilien, socialiste, président de la République du Chili (1970-1973), il est renversé par un putsch militaire, dirigé par le général Pinochet, au cours duquel il trouve la mort.
Merci le dico, mais essayons d’en savoir plus !



Lors de sa quatrième tentative en 1970, soutenu par une coalition de partis de gauche, il remporte les élections avec 36,7% des suffrages, face à deux candidats de droite, Jorge Alessandri, qui a obtenu 35,3% et Radomiro Tomic qui a recueilli sur son plus de 30%.Pour la première fois, un socialiste accède à la tête d’un pays d’Amérique latine.

 


Ses mesures sociales (augmentation des salaires, nationalisation des mines de cuivre et des principales entreprises du pays, réforme agraire, …), tantôt trop modérée, tantôt trop radicales, ne font jamais l’unanimité dans son camp.


Salvador Allende doit par ailleurs faire face à une opposition de droite majoritaire au Parlement. Elle est appuyée en sous-main par des agents secrets de la C.I.A étasunienne et financée par le multinationales implantées dans le pays.
Le Chili est bientôt secoué par l’agitation de la gauche révolutionnaire (le MIR) et paralysé par des grèves à répétition, dont celle des camionneurs.
Face à l’agitation multiforme qui menace son gouvernement, Salvador Allende appelle les militaires à son secours. Il obtient l’appui du commandant en chef de l’armée de terre, Carlos Prats.


Mais le Parlement prive le Président de tout moyen d’action et tente de le récuser. Dès lors, ce dernier ne voit plus d’autre issue que dans la tenue d’un referendum.
A la veille de celui-ci, une junte militaire décide de mettre un terme, par la force, à l’expérience socialiste. Sous le commandement du chef des armées, le général Augusto Pinochet, elle donne l’assaut au Palais de la Moneda, le siège de la Présidence à Santagio du Chili. Le Président (65 ans) meurt, criblé de balles.


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Salvador Allende, quelques minutes avant sa mort, dans le palais assiégé de "La Moneda", siège de la présidence du Chili


Plusieurs dizaines de milliers de personnes sont arrêtées et concentrées dans le sinistre stade de Santiago. Plus de trois mille d’entre elles disparaissent tragiquement dans les geôles militaires, ce qui vaudra, un quart de siècle plus tard, au dictateur chilien une inculpation de crime contre l’humanité.


C’est pour le pays la fin d’une pratique démocratique vieille de plusieurs décennies qui lui avait valu le surnom de « Suisse (ou Prusse) de l’Amérique du Sud ».


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Le palais de "La Moneda" sous le feu des forces insurgées du Général Augusto Pinochet


Martyr d’une dictature sanglante, on comprendra pourquoi notre ancienne majorité (celle dirigée par Armand Leroy) désira que les Levallois perpétuent la mémoire de cet homme en rebaptisant la Grand’rue du village.




Activités Chlem - Leval - Fête au Beaujolais 15-10-2005 - Stand (02) - Phil


Philippe Longfils

18:24 Écrit par Patrice Lambert dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : voirie |  Facebook |

14/07/2008

Septembre 1943, c'est la fête à Jules !


Rien de tel qu’un document de première main pour vous faire approcher au mieux des réalités d’une époque. Bien sûr, même quand il s’agit d’actes officiels, le filtre de la critique doit être employé. Et recouper ses informations est toujours de bon aloi.
Il n’en est pas de même ici, hélas. En effet, dans les quelques lignes qui vont suivre, nous allons toucher du doigt à la fois les dures réalités de la guerre au quotidien et les conditions de vie réelles de la vie des mineurs les moins bien payés d’Europe : les Wallons !


Donc en ce mois de septembre 1943, Jules LAVEND’HOMME, qui avait déjà été victime d’une attaque à main armée, est confronté à un autre problème : on lui vole ses pommes de terre sur ses champs.


Ecoutons le policier communal qui a mené l’enquête
Depuis un certain temps, nous avions dû constater de nombreux vols de pommes de terre commis sur les champs de notre commune. Afin d’identifier ces malfaiteurs, notre Garde-Champêtre accompagné du Garde-Champêtre de Mont-Sainte-Aldegonde, organisa une surveillance spéciale au cous de laquelle les nommées D.G. et C.R furent surprises en flagrant délit. Elles avaient enlevé sur un champ appartenant à LAVEND’HOMME Jules, une quantité approximative de cinquante kilos de pomme de terre, qu’elles transportaient dans des sacs. Au cours de son interrogatoire D.G. nous a déclaré : « Il y a environ quinze jours que chaque matin, je pars avec C.R. arracher des pommes de terre sur les champs situés sur Leval et Anderlues. Certains jours, nous ne savons pas prendre de pommes de terre, empêchées par les veilleurs de nuit. Cependant , j’en ai déjà reporté plusieurs fois chez moi, lundi dernier, notamment, nous avons été sur un champ (…) où j’ai enlevé environ 30 kilos. Ces pommes de terre sont destinées à la consommation de toute ma famille »


Dura lex, sed lex, la loi est dure mais c’est la loi. Cependant, le pandore, qui doit avoir aussi faim que les « malfaiteurs », justifie les actes de ces deux dames :


La famille DB, se compose du père, de la mère et de huit enfants. Parmi ces enfants, deux seulement travaillent et gagnent, vu leur jeune âge, un salaire très minime. Le père, mineur, ne gagne non plus qu’un salaire très réduit. Dans les circonstances actuelles, ces personnes rencontrent de nombreuses difficultés pour subvenir à leur entretien et pour pouvoir donner la nourriture suffisante à leurs enfants. Nous n’avons jamais dû intervenir envers ces personnes qui, avant la guerre, étaient considérées comme des gens très honnêtes. C’est probablement l’absence de ressources suffisantes et la misère même qui guette ce foyer qui a poussé l’enfant à commettre ce délit.


Le style et l’orthographe ont été respectés.


MSA - Chemins, rues & sentiers - Rue d'Escosson (02)


Vue de la rue d'Escosson sur Mont-Sainte-Aldegonde & Anderlues: un des lieux des "délits" ?

22:09 Écrit par Patrice Lambert dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : seconde guerre mondiale |  Facebook |

13/07/2008

De bien curieux philanthropes

Dans la nuit du 23 au 24 septembre 1943, la ferme appartenant à Jules LAVEND’HOMME, au pied du moulin STOCLET, est victime d’une attaque à mains armées


DEFEVER Alphonse, houilleur, né à Roosbrugge, le 16 février 1899, domicilié à Leval-Trahegnies, rue des Moulins n°40, déclare :
« Pour occuper mes loisirs après mon travail, je vais aider les fermiers LAVEND’HOMME. C’était la première fois que je venais passer la nuit chez eux pour garder la maison. Vers 10 heures du soir, les patrons venaient de rentrer quand trois individus sont entrés dans la maison. Je voulus me relever du sol où j’étais couché mais de suite, ils se précipitèrent sur moi et m’obligèrent à rester calme. Ils m’ont poussé alors dans la pièce voisine puis dans la chambre à coucher de François où ils nous ont tenu contre le lit. Sous la menace de révolvers, ils ont alors invité Jules à donner l’argent qu’il possédait. Après quelques résistances, celui-ci lui montra l’endroit où se trouvait son argent. Ils l’enlevèrent mais constatant sans doute que la somme n’était guère importante, ils visitèrent des tiroirs et des armoires, exigèrent des provisions mais se retirèrent environ trente minutes plus tard emportant simplement l’argent qui leur avait été remis. (…) »
François LAVEND’HOMME confirme la déclaration d’Alphonse DEFEVER et précise que les malfaiteurs lui ont enlevé le portefeuille et une bourse qu’il avait en poche.


Leval - Habitant - Lavend'homme François - Faire-part de décès


LAVEND’HOMME Jules, propriétaire de la ferme raconte :
J’étais aller me coucher un peu avant 10 heures. Quelques instants plus tard, entendant du bruit dans ma cuisine, je sautai de mon lit et sortis de ma chambre. Arrivé près de la porte qui sépare ma chambre de celle de mon père François, je vis trois individus masqués et armés se dirigeant vers moi et me donnant l’ordre de ne pas crier et de ne pas bouger. Ils m’obligèrent à me placer auprès de François et Alphonse contre le lit de François. Alors, sous la menace de leurs armes, ils m’invitèrent à leur livrer mon argent. Devant leurs menaces, je n’ai pu résister et leur ai remis tout l’argent que je possédais dans la maison soit, environ 5000 francs. Sur ce, ils enlevèrent ma carte d’identité et l’un d’eux déclara : « cet argent est destiné aux malheureux, il vous sera remis après la guerre ». Ils ont aussi demandé des provisions alimentaires mais n’ont rien emporté. Aussitôt après leur entrée, ils avaient enlevé un store à une fenêtre et à un moment donné, on a frappé quelques coups à cette fenêtre ce qui les fit partir.
Ces individus, dont deux se sont démasqués, me sont totalement inconnus. Parmi ces trois hommes, deux sont de grande taille, 1m80 environ, le troisième était plus petit et de corpulence assez forte. Ils semblaient être bien habillés, porteurs de chapeaux dont l’un de couleur kaki. Deux parlaient le français, le troisième , c’est-à-dire le plus petit, parlait le wallon de la région. Ce dernier portait une petite moustache et une barbe noire non rasée. Ils semblaient être âgé de moins de quarante ans. Ils étaient tous les trois porteurs de révolvers genre Browning. Cependant, en entrant dans la maison, ils avaient apporté une pelle qui se trouvait dans la cour de la ferme. Cette pelle, devait sans doute servir pour se défendre en cas de résistance. Ils nous ont invités à ne pas alerter la police, car dans ce cas nous serions victimes de mesures de représailles. Avant de quitter les lieux, ils nous ont demandé la clef du moulin exploité par mon neveu, mais ne possédant pas cette clef, ils n’ont pas insisté.
Je vous signale en outre que l’un des agresseurs était porteur d’une lampe électrique genre dynamo.

L'orthographe et le style ont été respectés.


Sources: Archives de la Commune de Leval-Trahegnies


Si vous en connaissez plus sur cette "affaire", n'hésitez pas à nous contacter


Leval - Monument - Moulin Stoclet avec ailes (03)


Le lieu de l'attaque

18:11 Écrit par Patrice Lambert dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : seconde guerre mondiale |  Facebook |

12/07/2008

Les crimes des GI’s à la Libération : encore une image d’Epinal qui s’envole en fumée !


Robert Lilly, professeur de sociologie et de criminologie à la Northern Kentucky University et professeur invité de sociologie et de politique sociale à l'Université de Durham, en Grande-Bretagne, a jeté un fameux pavé dans la mare. Dans son livre, paru chez Payot en mars de cette année, « La face cachée des GI's : Les viols commis par des soldats américains en France, en Angleterre et en Allemagne pendant la Seconde Guerre mondiale (1942-1945) », il dénonce une autre vérité que celle véhiculée aussi bien par l’Histoire officielle que par Hollywood. Une vérité plus sombre comme cadenassée et enfouie dans la mémoire collective.
Durant la Seconde Guerre mondiale, les GI auraient tué et violé plus de 17000 femmes et enfants en Angleterre, en France et en Allemagne.
Robert Lilly a révélé ces exactions en fouillant dans les archives de l’armée. Son étude, publiée, la première fois, en 2003 en France et en Italie, n’a jamais pu paraître aux Etats-Unis. Qui s’en étonnera ?
Le chercheur raconte, témoignages de victimes et de soldats à l’appui, les viols collectifs, les meurtres, les plaintes de certaines femmes, le silence des autres. Il tente également de comprendre comment des « hommes ordinaires » ont pu commettre de tels crimes.
Le 10 avril 1944, Leval était victime d’un bombardement de l’aviation étasunienne. 18 habitants de la Croix-Rouge vont y laisser la vie. Une plaque commémorative sera gravée… et soigneusement cachée dans l’école primaire du quartier.
Pourquoi n’est-elle pas exposée près du Monument ?
Plus de 60 ans après la fin de la guerre, n’est-il pas temps de sortir ces victimes des armées alliées de l’oubli ?
Le Chlem, sans oublier ce que des millions d’hommes venus de l’autre bout la Terre ont courageusement fait pour nous débarrasser de la barbarie nazie, est prêt à collaborer à cette œuvre de réhabilitation. Montrer la Vérité telle qu’elle est et non pas telle que l’on voudrait qu’elle soit est à la base même de son existence.


GI

13:18 Écrit par Patrice Lambert dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : seconde guerre mondiale |  Facebook |