28/04/2016

1976: Jullié en Beaujolais

1976: la dernière année du dernier bourgmestre de Leval-Trahegnies, mais aussi l'année du jumelage de notre localité avec une petite commune du Beaujolais

Jullié

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Jullié se trouve à 4 km de JULIENAS, au sud de MACON, dans le département du Rhône. C'est un village d'environ 100 habitants entouré de 250 ha de vignes. Le vignoble s'étend jusqu'au niveau du bourg et est couronné de bois et de landes.

HISTORIQUE

L'idée du jumelage est née après la deuxième Guerre mondiale lorsqu'il est apparu que le seul moyen de progresser était de coopérer étroitement avec ses voisins. L'objectif initial consistait pour des villes de différents pays européens à échanger des expériences dans tous les domaines de la vie locale.

Orléans et Dundee en 1946, Montbéliard et Ludwgsburg en 1950 furent parmi les premières villes européennes à signer un "serment de jumelage"

Près de 13.000 communes dans les 15 pays de l'Union Européenne, en Suisse et dans les pays d'Europe centrale et orientale, sont aujourd'hui active dans le mouvement des jumelages.

Qu'est-ce qu'un jumelage ?

Le mot jumelage n'a aucune définition juridique. C'est en fait un contrat moral entre deux collectivités avec un objectif précis: l'Europe des citoyens.

Pourquoi Jullié ?

Apparemment, Messieurs Jean Hesbois, notre "maïeur" et Marcel Descombes, leur maire, auraient sympathisé lors d'une visite en Bzaujolais de notre édile. Et l'idée d'étendre leur relation amicale germa...

Les cérémonies officielles

Le carnaval 1976 a donc vu le débarquement des Juliatons avec ç leur tête, Mr Marcel Descombes, précité

Cérémonies à la maison communale, au Monument aux morts, fleurs, cadeaux... et logement chez l'habitant pour créer des liens entre les villageois de nos deux communes. 

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Me Antoinette SToop, née BEAUTRIX, échevine, Mr Jean HESBOIS, 

bourgmestre de Leval-Trahegnies (avec le collier), à ses côtés, en train de lire 

son discours, Mr Marcel DESCOMBES, maire de Jullié

 

Le dimanche, le cortège carnavalesque fut précédé de la gendarmerie à cheval ! Comme à Binche !

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Les invités sont demandés et reçus partout. La bière a coulé à flots dans les gosiers.Plusieurs estomacs, habitués au vin se sont retournés et révulsés en accueillant une telle quantité de diverses bières belges !

La réciprocité fut offerte après les vendanges de cette même année. Le Collège échevinal s'y rendit en nombre, accompagné de quelques Levallois.

1977 a vu un tout autre jumelage pour Leval-Trahegnies: la "fusion" avec Binche. Et cette nouvelle ville de plus de 30.000 n'était plus en adéquation avec ce petit noyau familial qu'est Jullié. Aussi les relations officielles avec le Beaujolais se sont elles éteintes mais des liens avaient quand même eu le temps de se nouer . J'en ai pour preuve que des contacts perdurent encore de nos jours entre de rares familles. Il est vrai que de nombreux témoins de l'époque ne sont plus parmi nous. 

Geneviève D'Hert, participante au jumelage de 1976

 

14:47 Écrit par Patrice Lambert dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

01/05/2010

D'où vient le mot "picoler" ?

Tout le monde sait ce que signifie l'expression populaire "picoler": s'enivrer de boissons alcoolisées, généralement bon marché. Bien peu connaissent l'origine argenteuillaise (d'Argenteuil, en Ile-de-France) du mot. 

Au 18ème siècle, un droit d'octroi unique frappe tous les vins entrant dans Paris. Supportable pour les précieux beaujolais, l'impôt rend hors de prix le vin ordinaire. Les vignerons d'Argenteuil, qui produisent le célèbre vin "picolo", ont alors l'idée d'installer des baraques (les futures "guinguettes") à l'extérieur de l'octroi. Les Parisiens s'y rendent le soir ou le dimanche pour boire moins cher. Et les Argenteuillais innovent encore: le picolo y est parfois facturé à l'heure, et non plus au volume consommé. On imagine les excès auxquels se livrent les buveurs avides de rentabiliser cette méthode. Mais gare à ceux qui roulent sous la table: tout le temps passé dans la guinguette sera décompté, ce qui rend l'opération fort rentable pour les vendeurs. La réputation des "picoleurs" qui rentrent d'un pas incertain vers leur domicile parisien, n'en sort pas grandie...

Source: Collectif - Guide bleu Ile-de-France - Ed.Hachette-Guides bleus - 1988 - p.88

picoler

14:40 Écrit par Patrice Lambert dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ethymologie |  Facebook |

06/02/2010

Avis aux généalogistes.

Mons, le 13 janvier 1830

Avis. - Les administrateurs des villes et communes sur le territoire desquelles viendraient à paraître les trois individus dont les signalements suivent, sont invitées à les faire arrêter et écrouer en l maison d'arrêt la plus voisine, ce dont elles me donneront immédiatement avis.

Le Gouverneur du Hainaut, F. de Macar.

Signalement de trois individus qui se sont échappés de la maison d'arrêt de Bruges (Flandre occidentale)

NAPOLÉON ROOSEBOOM, condamné par la cour d'assises, le 22 décembre 1829, à sept ans de réclusion; né à Pitthem; domicile Ardoye; profession tisserand; âgé de 20 ans; visage rond et rempli; teint coloré; cheveux blonds et bouclés; sourcils blonds; front haut; yeux bleus; nez grand et gros; bouche ordinaire; menton rond; barbe blonde; taille 1 aune, 5 palmes et 6 pouces; signes particuliers, une excroissance à la jambe gauche.

JOANNES PLOUVIES, condamné le même jour à une peine égale; né et domicilié à Pitthem; profession ouvrier; âgé de 21 ans; visage rond; teint coloré; cheveux et sourcils blonds; front haut; yeux bleus; nez grand et pointu; bouche ordinaire; menton rond; barbe blonde; taille 1 aune, 6 palmes.

PETRUS NYSSENS, soupçonné de vol; à la veille de paraître devant la cour d'assises; lieu de naissance Westkerke; domicile Ghistelle; profession ouvrier; visage rond; cheveux et sourcils roux; front haut; yeux bleus, nez grand, bouche ordinaire; menton rond; barbe rousse.

Mémorial administratif de la Province du Hainaut, n° 206 - 9 janvier 1830. 

23:20 Écrit par Patrice Lambert dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

28/01/2010

La liste des Bourgmestres de Leval-Trahegnies

POURBAIX Jean-Joseph (1830-1834)

DEBURGES Léopold (1835-1858)

ADAM Ursmer (1859-1861)

PRANGER François (1861-1870)

GODEAUX Léopold (1871-1878)

TRIGALLEZ Hector (1879-1921)

SANDRON Egide (1921-1926)

LEROY François (1927-1932)

 

Leval - Habitant - Bredas Clément (01)

 

BREDAS Clément (1933-1938)

 

Leval - Habitant - Meurant Alexandre - Plaque commémorative (02)

MEURANT Alexandre (1939-1944)

BLONDIAUX Séraphin (1947-1961)

DUBOIS Evariste (1961-1970)

 

Leval - Habitant - Hesbois Jean & son épouse (01)

 

HESBOIS Jean (1971-1976)

 

 

Alexandre MEURANT est décédé en captivité le 17/03/1945 à Buchenwald. Son intérim fut assuré par

 

BOUGARD Emile (19/02/1944 - 21/04/1945

DUPONT Norbert (22/04/1945-03/02/1947)

DUBOIS Evariste (27/02/1947-17/04/1947)

 

Sources:

- Archives de la Commune de Leval-Trahegnies - Correspondance 1939 - 27/11/1939

avec l'aimable coopération du service Etat-civil de la Ville de Binche.

00:41 Écrit par Patrice Lambert dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : administration |  Facebook |

17/01/2010

Autres temps, autres moeurs.

Directive du Gouverneur de la province de Hainaut du 26 décembre 1830

Le Gouverneur de la Province de Hainaut,

Donne avis qu'il recevra dorénavant tous les jours, depuis midi jusqu'à une heure, les personnes qui voudraient l'entretenir d'affaires.

Les demandes d'emploi, celles qui tendent à l'instruction ou à la décision d'affaires dont l'administration provinciale est saisie, doivent, de préférence, se faire par écrit; il y sera fait prompte réponse. Cette marche évitera des déplacements onéreux et de la perte de temps. Les habitans (sic) qui n'ont pas le degré d'instruction nécessaire, feront bien de s'adresser à l'administration municipale de leur endroit; elle s'empressera de leur donner aide et conseil.

Le gouverneur profite de cette occasion pour prier les magistrats, fonctionnaires, ou autres de ses concitoyens qui ont des relations avec lui, de ne pas lui donner les titres d'excellence et de monseigneur; ces titres ne lui sont pas dus; il ne peut et ne doit les accepter.

De PUYDT.

Les temps ont bien changé. Quel haut fonctionnaire provincial ou même communal est-il possible de rencontrer tous les jours à une heure déterminée et sans rendez-vous ? Aujourd'hui, hors quelques responsables politiques assidus, soyez heureux si les "permanences" sont assurées. 

Qui se soucie, de nos jours, en haut lieu, comme ont dit, des finances publiques ou de celles de leurs concitoyen(ne)s ? Réellement, je veux dire. Pas au travers de budgets ou de comptes plus ou moins trafiqués pour les besoins électoralistes. 

Quel gouverneur de province, ou tout autre responsable oserait encore écrire qu'une demande écrite "recevra une prompte réponse" et que "l'administration municipale s'empressera de leur donner aide et conseil" ?

Et si plus personne ne penserait à appeler qui que ce soit "excellence" ou "monseigneur", il en est qui ne dédaignerait pas de se voir qualifier ainsi. Et qui, faute de mieux, tiennent absolument à se voir attribuer tous leurs grades et titres. Quitte à passer pour de précieux ridicules. 

Est-ce le fait d'avoir changé "administration municipale" en "administration communale " ?

Gouvernement provincial Hainaut

 Siège du gouvernement provincial à Mons

00:26 Écrit par Patrice Lambert dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : administration |  Facebook |

12/01/2010

Août 1947: les restrictions sont toujours à l'ordre du jour

GOUVERNEMENT PROVINCIAL DU HAINAUT

CABINET DU GOUVERNEUR

Mons, le 12 août 1947

Circulaire à MM. les Bourgmestres de la Province,

P.I. à MM. les Commissaires d'Arrondissement.

Monsieur le Bourgmestre,

L'arrêté du 23 juillet 1947 règlementant les livraisons de bétail, la vente et la consommation de la viande interdit de délivrer et de consommer de la viande ou des produits de viande aux repas servis dans les restaurants ou établissements similaires, les lundi et vendredi de chaque semaine.

Après examen de nombreuses requêtes sollicitant des dérogations aux jours déterminés par l'arrêté, le Département du Ravitaillement et des Importations serait disposé à fixer aux mardi et vendredi les jours d'application de l'interdiction.

D'autre part, l'arrêté précité du 23 juillet prévoit que toutes les boucheries et tous les magasins vendant exclusivement de la viande ou des produits de viande doivent être obligatoirement fermés tous les lundis et un autre jour de la semaine choisi par les associations régionales de bouchers.

Pour répondre à certaines suggestions, les deux jours de fermeture hebdomadaire pourraient être fixés soit aux dimanche te lundi, soit aux lundi et mardi.

Les jours de fermeture fixés seraient obligatoires pour tous les bouchers de la région desservie par les abattoirs agréés dont la liste a été annexée à l'arrêté précité.

Je vous saurais gré, Monsieur le Bourgmestre, de bien vouloir consulter les associations professionnelles représentant les intérêts des bouchers et des restaurateurs et de m'informer au plus tôt de leurs observations sur les propositions qui précèdent.

Il convient de préciser que tant pour les boucheries que pour les restaurants, les cas d'espèce pourraient faire l'objet d'un examen postérieur.

Veuillez agréer, Monsieur le Bourgmestre, l'assurance de ma considération distinguée.

Source: Archives de la Commune de Leval-Trahegnies - Correspondance 1945-1947

15:59 Écrit par Patrice Lambert dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : apres-guerre |  Facebook |

07/01/2010

Il faisait froid en ce début d'année 1830

Un bulletin météorologique est aujourd'hui chose banale. Les prévisions du temps sont, sans doute, les informations les plus suivies, ne fût-ce que pour avoir un sujet de conversation. Nous les écoutons à la radio, nous les regardons à la télévision, nous les lisons dans le journal ou sur internet. Et, la plupart du temps, nous ne savons toujours pas quels vêtements seraient adéquats ! 

A défaut de pouvoir prévoir infailliblement les conditions météo à plus de 48 heures, et encore, l'Institut Royal Météorologique (IRM) sait, depuis 1833, grâce à la consignation des observations, quel temps il a fait. C'est déjà ça. 

Pour connaître quelles conditions atmosphériques régnaient sur nos régions avant cette date, nous en sommes réduits à collecter les renseignements aux sources les plus diverses: correspondances, mémoires, récits de batailles, documents administratifs, etc. 

les_previsions meteorologiques

Pour le mois de janvier 1830, un rappel du 4 janvier du Gouverneur de la province du Hainaut, F. de Macar, aux administrations des villes et communes, nous informe que, chez nous, le gel était généralisé mais qu'il était suffisamment prononcé que pour figer les eaux même courantes.

Jugez-en.

"(...) je crois devoir appeler votre attention sur les mesures à prendre pour faciliter, lors du dégel, l'écoulement des eaux: il faut avoir soin, au moment même où il se manifestera, de faire ouvrir toutes les issues quelconques pour que le cours des eaux n'éprouve aucune entrave, il faut par conséquent veiller avec soin à ce que l'ouverture des barrages et des vannes de moulins ait lieu successivement et avant même que les eaux se soient accrues sur le lit des rivières; on doit attendre de l'exécution régulière de cette mesure les plus heureux résultats. Veuillez donc (...) exercer la plus stricte surveillance sur cette partie importante de la police, car on ne peut se dissimuler que la moindre négligence ou le moindre retard peuvent occasionner de grands dommages."

Si Leval et Mont-Sainte-Aldegonde n'étaient guère concernés par ce rappel, Epinois, par contre, avec son moulin à eau situé dans l'actuelle rue de Belle-Vau, était sous la menace constante d'une crue. D'autant que son bief, qui a accueilli autrefois le "Luna-Park", le "Nénuphar", le "Miroir" et plus récemment le "Brasero", est de belle taille. 

16:19 Écrit par Patrice Lambert dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : meteo ancienne |  Facebook |