15/01/2009

Drôlement en avance sur son temps.

Au Pouvoir Organisateur de l'Enseignement Libre de Leval

A Mesdames et Messieurs les Chefs d'Ecole

Au Corps enseignant,

 

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,

 

En collaboration avec les services de l'Administration centrale du PLAN VERT, le Collège des Bourgmestre et Echevins fera procéder au cours de la semaine prochaine aux premières plantations d'arbres dans notre commune.

Cette première initiative fait partie d'un plan d'ensemble que nous avons décidé d'appliquer dans les prochaines années à savoir l'embellissement et la décoration florale et de verdure du village.

Nous voudrions que vous participiez à cet effort par les mesures suivantes:

1°) quelques leçons seraient consacrées à:

  • l'importance de l'environnement et plus particulièrement des richesses de la flore;
  • la nécessité pour la santé du maintien d'une verdure suffisante;
  • du danger de la pollution de l'air et des moyens de luttes par les arbres et les plantes;
  • de l'esthétique en général d'une cité et de sa décoration en particulier.

2°) les élèves participeraient aux travaux de plantations qui auraient lieu la semaine prochaine.

Cette participation permettrait de faire naître chez les enfants, le sens de la responsabilité vis-à-vis de l'effort commun et en outre du respect du bien public.

Nous sommes persuadés que vous aurez tous à coeur de participer à l'amélioration de l'ensemble de notre commune et nous vous prions de vouloir bien faire connaître vos desiderata éventuels.

 

L'échevin de l'Instruction                                         Le Bourgmestre

Antoinette BEAUTRIX                                              Jean Hesbois

 

Rappelons que le 1er candidat écologiste fut René DUMONT à la présidentielle française en 1974. C'est en 1976 que fut fondée l'Organisation "Les Amis de la Terre" qui présenta des listes aux élections communales dont "Combat pour l'Ecologie et l'Autogestion" à Namur. Après des participations aux élections législatives de 1977 et 1978 et aux européennes de 1979 sous le nom de Wallonie-Ecologie, ce n'est qu'en 1980 qu'Ecolo naquit.

Au fait que signifie ECOLO ?

Écologistes Confédérés pour l'Organisation de Luttes Originales.

Leval - Chemins, rues & sentiers - Place communale (01)- 2
La place communale avec ses tous jeunes arbres

16:26 Écrit par Patrice Lambert dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : voirie |  Facebook |

25/11/2008

Tout cela aurait pu être rapidement réglé si...

... la Belgique, en pays démocratique qu'elle prétend être, avait organisé un référendum pour demander aux citoyen(ne)s de se prononcer sur cette foutue fusion des communes. Nul doute que les choix auraient été autres !

Témoin cette lettre du 1er juin 1973 de l'administration de Leval-Trahegnies à sa voisine d'Epinois.

"Madame la Bougmestre,

Messieurs les Echevins,

Objet: Amélioration des chemins de Leval, du Moulin et des Trieux sur Epinois, rue d'Epinois sur Leval-Trahegnies.

Suite à votre lettre du 28 mai dernier, concernant l'objet repris ci-dessus, nous nous permettons de vous rappeler la position de notre Collège échevinal (...) à savoir:

Une intervention de votre administration communale est nécessaire  dans le coût des travaux réalisés par notre Administration communale rue de Buvrinnes, partie Leval-Trahegnies et partie Epinois, avant que nous puissions marquer notre accord sur une intervention de nos services concernant les travaux d'amélioration de la rue d'Epinois à Leval-Trahegnies.

A l'époque, Monsieur le Commissaire Voyer avait estimé que la rue d'Haine à Leval-Trahegnies devait se réaliser concomittament à la rue d'Epinois. De surcroît, la rue d'Haine devait être reclassée, préalablement, en voie de grande circulation.

Par ailleurs, nous serions désireux de savoir et la commune de Mont-Sainte-Aldegonde est intéressée dans ces divers travaux d'amélioration.

Formule de politesse.

Aujourd'hui, il est vrai, les travaux des rues susdites ont été réalisés sauf la rue d'Haine qui loin d'être "reclassée en voie de grande circulation" est devenue une impasse ! Ou peu s'en faut.

Cette simple lettre prouve à l'envi que la vraie entité c'était celle ... que le Chlem a reconstituée, virtuellement.

Epinois - Chemins, rues & sentiers - Rue du By (autrefois Trieux) (02)

Rue des Trieux à Epinois

19:56 Écrit par Patrice Lambert dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : voirie |  Facebook |

18/07/2008

La mémoire de nos rues: mais qui était donc...


Salvador Allende



Cet article est extrait du n°5 du "Par Mont et par Vaux" - 3ème trimestre 2003


Allende (01)


Un soir, en revenant du boulot, je suis interpellé par un ouvrier d’une société de distribution d’électricité au volant de sa camionnette. Notre malheureux personnage arpentait depuis plus d’une heure les rues de Leval à la recherche de la rue du « Youne » (sic). J’ai dû fournir un effort surhumain pour ne pas éclater d rire : notre infortuné travailleur devait se rendre à la rue du « Yun » !
Après l’avoir remis sur le droit chemin, j’ai continué le mien ! Et ce faisant, cela m’a rappelé que le nom d’une autre rue de notre village était assez couramment « spotchî » tant à l’oral qu’à l’écrit : c’est la rue Salvador Allende !
Commençons par le prénom : souvent, il est prononcé « Salvator » et parfois je le vois écrit « Salvatore ». C’est Adamo qui doit être content !
Pour le nom de famille ; c’est une autre paire de manches ! Phonétiquement, cela va de « A-lent-de » à « A-lente » en passant par « A-liant-dé » ou autre « Salvator-en-dé ». Je dois vous avouer que personnellement j’y perd aussi parfois mon latin ! Salvador « A-lain-dé » ou « A-li-aine-dé » . Toujours est-il que lorsqu’on aborde le sujet, bien souvent l’on me rétorque : « Mais qui c’est ç’nome-là ? »


Salvador Allende (1908-1973). Homme politique chilien, socialiste, président de la République du Chili (1970-1973), il est renversé par un putsch militaire, dirigé par le général Pinochet, au cours duquel il trouve la mort.
Merci le dico, mais essayons d’en savoir plus !



Lors de sa quatrième tentative en 1970, soutenu par une coalition de partis de gauche, il remporte les élections avec 36,7% des suffrages, face à deux candidats de droite, Jorge Alessandri, qui a obtenu 35,3% et Radomiro Tomic qui a recueilli sur son plus de 30%.Pour la première fois, un socialiste accède à la tête d’un pays d’Amérique latine.

 


Ses mesures sociales (augmentation des salaires, nationalisation des mines de cuivre et des principales entreprises du pays, réforme agraire, …), tantôt trop modérée, tantôt trop radicales, ne font jamais l’unanimité dans son camp.


Salvador Allende doit par ailleurs faire face à une opposition de droite majoritaire au Parlement. Elle est appuyée en sous-main par des agents secrets de la C.I.A étasunienne et financée par le multinationales implantées dans le pays.
Le Chili est bientôt secoué par l’agitation de la gauche révolutionnaire (le MIR) et paralysé par des grèves à répétition, dont celle des camionneurs.
Face à l’agitation multiforme qui menace son gouvernement, Salvador Allende appelle les militaires à son secours. Il obtient l’appui du commandant en chef de l’armée de terre, Carlos Prats.


Mais le Parlement prive le Président de tout moyen d’action et tente de le récuser. Dès lors, ce dernier ne voit plus d’autre issue que dans la tenue d’un referendum.
A la veille de celui-ci, une junte militaire décide de mettre un terme, par la force, à l’expérience socialiste. Sous le commandement du chef des armées, le général Augusto Pinochet, elle donne l’assaut au Palais de la Moneda, le siège de la Présidence à Santagio du Chili. Le Président (65 ans) meurt, criblé de balles.


Allende_en_La_Moneda


Salvador Allende, quelques minutes avant sa mort, dans le palais assiégé de "La Moneda", siège de la présidence du Chili


Plusieurs dizaines de milliers de personnes sont arrêtées et concentrées dans le sinistre stade de Santiago. Plus de trois mille d’entre elles disparaissent tragiquement dans les geôles militaires, ce qui vaudra, un quart de siècle plus tard, au dictateur chilien une inculpation de crime contre l’humanité.


C’est pour le pays la fin d’une pratique démocratique vieille de plusieurs décennies qui lui avait valu le surnom de « Suisse (ou Prusse) de l’Amérique du Sud ».


MonedaBombing


Le palais de "La Moneda" sous le feu des forces insurgées du Général Augusto Pinochet


Martyr d’une dictature sanglante, on comprendra pourquoi notre ancienne majorité (celle dirigée par Armand Leroy) désira que les Levallois perpétuent la mémoire de cet homme en rebaptisant la Grand’rue du village.




Activités Chlem - Leval - Fête au Beaujolais 15-10-2005 - Stand (02) - Phil


Philippe Longfils

18:24 Écrit par Patrice Lambert dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : voirie |  Facebook |

22/04/2008

On nous roule dans la farine depuis 48 ans !


Un parlementaire naïf


Ce texte est une question parlementaire datée du 26 janvier 1960. Le parlementaire, Mr Brunfaut (1).Apparemment, notre représentant n’avait pas compris la puissance que représentait, déjà à cette époque, l’industrie pétrolière et n’avait pas prévu celle qu’allait bien représenter l’industrie automobile. Le ministre, Omer Vanhaudenove, très proche des milieux patronaux, est lui beaucoup mieux informé.
Ne convient-il pas de limiter énergiquement la vitesse et le poids des convois circulant sur les autostrades et voies connexes, non seulement ces convois lourds constituent un évident et grave danger pour la circulation des autres usagers de la route, mais ils dégradent terriblement les revêtements et toute l'infrastructure des voiries.
Au surplus - et c'est là de plus en plus abusif - les propriétés riveraines subissent d'inimaginables déprédations qui occasionnent de sérieux dégâts aux immeubles et nuisent considérablement au séjour des occupants.
Il me serait possible - à titre d'exemple - de désigner le cas d'un ou de plusieurs particuliers, qui, depuis plusieurs mois, ont constaté des bris et éclatements de places de vitrages par suite de ces fortes et incessantes trépidations. A titre indicatif encore, les maisons ainsi dégradées sont à quelque 25 m des voies de circulation susvisées, où indépendamment de ces nuisances causées par ces convois de poids lourds, les personnes, les végétations, les propriétés supportent intensément les dégagements des fumé es de carburant. Les départements ministériels intéressés ne risquent-ils pas de se voir assigner, du fait de ces dommages, où les pouvoirs et services intéressé s par les latitudes et la création de ces voiries, en droit et en équité , ne peuvent s'abriter derrière le fait du prince.


La réponse du Ministre, Omer Vanaudenhove (2) (PLP, Parti de la Liberté et du Progrès – libéral, ancêtre du MR) C’est pas moi, M’sieur, c’est l’autre »


Réponse du ministre des Travaux publics et de la Reconstruction. — J'ai l'honneur de faire savoir à l'honorable Membre que la limitation de vitesse et le poids maximum des convois dépendent du Ministère des Communications, qui a dans ses attributions la réglementation des transports par route.
La dégradation des routes et de l'infrastructure des voiries est peut-être imputable à la vitesse et au poids des véhicules lourds, mais il est à remarquer qu'il y a lieu de tenir compte de ce mode de transport qui s'amplifie constamment et qu'il appartient à la technique d'améliorer le revêtement et l'infrastructure des chaussées de telle façon qu'une exploitation de celles-ci puisse se faire sans causer de préjudices considérables ni à celles-ci ni aux propriétés riveraines.
Pour remédier aux inconvénients signalés par l'honorable Membre, il y a lieu de poursuivre une nouvelle politique d'aménagement, des grands axes routiers en prévoyant des normes de largeur d'assiette suffisante et en obligeant, conformément à la législation de l'urbanisme et de l'aménagement du territoire, l'érection des constructions avec des zones de recul é cartant les bâtisses des chaussées proprement dites.
Il est à noter que les autoroutes n'offrent point les inconvénients signalé s et que ces artères à circulation rapide sont le prototype des routes axiales de l'avenir.
En ce qui concerne la responsabilité des pouvoirs publics sur le plan du droit et de l'équité , la réparation d'un dommage n'est due que si le dommage résulte d'une faute commise par l'auteur du dommage.
Dans le cas que signale l'honorable Membre, aucune faute ne peut être imputée à l'Etat, gestionnaire de la voirie, car il organise celle-ci suivant des besoins qui ne relèvent que de son appréciation. Aucune faute ne peut non plus être reprochée à la commune : ce n'est pas une faute de laisser circuler des camions sur une grande route (cf. Rev. adm. 1955, 212). En fait, les tribunaux se reconnaissent' incompétents (cf. cas semblable jugé par Civ. Liège, 16 janvier 1958, Joicrn. Trib. 1958, 387).


Observations


La responsabilité de la commune est engagée quand l'état de la chaussée est défectueux et que cet état n'est pas réglementairement signalé (J. d. p., Verviers 26 novembre 1957 et observations Rev. coin., 1959, 70 à 81).


(1) Fernand Brunfaut, (Neffe-Anseremme, 1886 - Bruxelles,1972)
Architecte, né à Neffe-Anseremme, le 7 juillet 1889; décédé à Bruxelles le 12 février 1972. - Stages chez Victor Horta et E. Hellemans. - Etudes complémentaires de deux ans en sociologie et sciences financières à l'U.L.B. - Membre de la S.C.A.B. de 1917 à 1947. - Président de l'Office national de la Jonction Nord-Midi en 1947. - Membre correspondant en 1948, de la Commission royale des monuments et sites, sections sites, pour la province du Brabant. - Fut associé à son fils Maxime à partir de 1930.
Carrière politique: conseiller communal (1911) puis échevin des Travaux publics (1914-1921) de Laeken. - Conseiller communal de la ville de Bruxelles de 1921 à 1958. - Conseiller provincial du Brabant (1921-1925). - Représentant (1925-1961) et vice président de la chambre (1946-1961). - co-signataire en 1939, d'un projet de loi créant un ordre des architectes. - auteur, en 1949, de la loi dite "Brunfaut" relative à l'aménagement des abords des logements sociaux.


(2) Omer Vanhaudenhove (1913-1994) – Il fut un des réformateur du parti libéral. Devenu président du parti, il le rebaptise, en 1961, PLP (Parti de la Liberté et du Progrès), abandonnant l’étiquette « libéral » (à connotation trop anticléricale), l’ouvrant aux catholiques les plus conservateurs et les plus belgicains et lui imprimant un net visage à droite.


Leval - Chemins, rues & sentiers - Rue Trigallez (03)


Une artère vraiment adaptée aux camions ?

01:35 Écrit par Patrice Lambert dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : voirie |  Facebook |

22/12/2007

1889: Mont-Sainte-Aldegonde entame le pavage du chemin de Namur


En 1889, le Conseil communal de Mont-Sainte-Aldegonde décide de paver une partie de son axe central: le chemin de Namur. En fait le tronçon qui part du carrefour avec la rue de la Jonquière jusqu'à celui qui rencontre la rue d'Haine.
Seulement voilà, cette rue se trouve en partie sur le territoire de Leval-Trahegnies. Un accord va être trouvé: Leval participera aux frais. 3 ans plus tard, les travaux sont terminés.
En 1892, le conseil communal de Leval se compose de Mr Trigallez, bourgmestre, de Mrs Denamur et Moriamé, échevins et de Mrs Pourbaix, Hurbain, Delrivière et Cordier, membres. A l'époque, on ne parlait pas encore de conseillers communaux. Le secrétaire était Mr Brancart.
Voici un extrait du registre des délibérations du Conseil communal en sa séance du 13 juillet 1892 qui acte le subside:


Revu sa délibération du 19 décembre 1889 allouant à la commune de Mont-Sainte-Aldegonde un subside de frs: 3000, pour travaux d'amélioration en pavage à exécuter sur notre territoire au chemin de Namur.
Attendu que la Commune a contracté un emprunt de 50.000 frs par l'entremise de la Société du Crédit Communal et que cet emprunt a été réalisé pour couvrir le prix d'adjudication de travaux de voirie, emprunt approuvé par Arrêté Royal du 10 août 1882.
Considérant qu'aux termes de notre Délibération nous sommes tenus de payer le subside alloué lorsque les travaux seront entièrement terminés. (...)


DECIDE


Sous réserve d'approbation de l'Autorité compétente.
L'autorisation de retirer la somme de 3000 francs placée à la Caisse Générale d'Epargne et de Retraite suivant carnet n°1063 et de la reconnaissance du dépôt n°33 est sollicitée.


La Députation permanente du Conseil provincial du Hainaut approuva la décision du Conseil communal de Leval-Trahegnies en sa séance du 5 avril 1892 (?)


Nous avons déjà écrit sur ce blog et dans notre revue que Leval-Trahegnies avait, jusqu'au 19ème siècle, la triste réputation de posséder les chemins les plus impraticables de la région. Tous en terre, boueux par temps de pluie, poussiéreux par temps chaud, il fallait être vraiment motivé pour venir chez nous.
N'accablons cependant pas les édiles de l'époque. le village est étendu mais pauvre. Sa population est composée essentiellement de travailleurs misérables (cloutiers, briquetiers, carriers, journaliers, domestiques, etc.). Les quelques privilégiés, et ce jusqu'après la 1ère Guerre mondiale, ne paient que très peu d'impôt. Une situation qui n'a d'ailleurs guère changé mais cela c'est une autre histoire.
La découverte du charbon dans notre sous-sol va changer la face des choses. Bien que ne payant qu'une redevance très modeste, les charbonnages vont enrichir la trésorerie communale et permettre à l'administration d'améliorer progressivement l'état de nos rues et chemins. Ce sera chose faite... près d'un siècle plus tard.
Dès sa fondation, le Chlem avait pris le parti d'étudier l'histoire de nos deux villages. En effet, leurs passés sont étroitement liés. Epinois fera également l'objet de notre attention, quelques mois plus tard, quand nous constaterons que le même phénomène se reproduit avec lui. Ce nouvel élément vient conforter notre position.


Rue de Namur (compressée)

21:25 Écrit par Patrice Lambert dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : voirie, mont-sainte-aldegonde |  Facebook |

13/11/2007

Les mesures itinéraires sous l'Ancien Régime


Avant la Révolution française et l'annexion par la République de l'espace belge, alors sous contrôle autrichien, toutes les mesures variaient d'une région à l'autre, voire d'un village à l'autre. Si nos ancêtres étaient le plus souvent illettrés, ils avaient une mémoire d'éléphant. En effet, les échanges économiques étaient monnaie courante au sein de territoires voisins mais aussi avec des contrées plus lointaines.
M. Willy Guerlement a publié, en trois tomes, disponibles à la bibliothèque de Leval, une excellente étude sur son village natal: Anderlues. Il a notamment étudié les différentes mesures qui avaient cours dans notre région (1).
Rassurez-vous, nous n'allons pas, d'un seul tenant, recopier le résultat de ses recherches.
Nous allons, aujourd'hui, nous attarder sur les mesures itinéraires, c'est-à-dire sur la longueur et la largeur de nos chemins.
C'est aussi l'occasion de découvrir l'origine de certains noms de rue dont le sens nous échappe aujourd'hui.


"L'unité était la lieue qui, dans le comté de Hainaut, mesure 4694,88 mètres et se divisait en 100 verges de 10 pieds.
Quant à la largeur des chemins, elles variaient selon leur nature, c'est ainsi que, d'après "Les chartes nouvelles du Pays et Comté de Hainaut", ouvrage publié à Mons en 1783, chez M.J. Wilmet, imprimeur de Sa Majesté
(Frédéric II d'Autriche)


"Un chemin que l'on dist cauchie (chaussée) a cens pieds" soit 29,343 mètres ! .A Buvrinnes, existe toujours la "rue des Cent Pieds" reliant Epinois au hameau d'Ansuelle. Le comte Arnold de Looz-Corswarem le confirme dans son ouvrage "Buvrinnes, passé et présent" (2). "Elle n'a plus actuellement cette largeur, note-t-il, mais, en maints endroits, on retrouve encore les traces de son ancienne dimension.


"Un chemin royal, quarante pieds", soit 11.737 mètres.
C'est l'origine du nom de notre "rue royale" qui, elle aussi, est loin d'atteindre, de nos jours, cette largeur impressionnante. A Carnières, par contre, sans être aussi large, leur "rue royale" a conservé une largeur appréciable.


"Un chemin de ville à l'autre", 30 pieds soit 8,803 mètres.


"Un chemin qu'on dist Wydange", 15 pieds soit 4,401 mètres.
. J'avoue mon ignorance quant à la signification de ce terme et je ne connais aucune trace toponymique qui y fait référence. Si un(e) internaute peut nous aider...


"Un chemin Hardeau, 25 pieds soit 7,336 mètres. qui a laissé des traces au moins près de Carlsbourg (Province de Luxembourg) et... en Touraine.


"Une voye à cheval, 5 pieds soit 1,467 mètre


"Une pied-sente", 3 pieds soit 0,880 mètre
. Autrement dit, un sentier. Mrs Lemaire et Burgeon, dans leurs "Miettes levalloises" emploient encore couramment ce terme.


"Une voye à char", 7 pieds soit 2,054 mètres


"Une voye de cartier", 10 pieds soit 2,934 mètres


"Une voye de corps", 7 pieds soit 2,054 mètres.


Ces deux derniers termes font-ils référence à l'armée ?


Bois du Roy (06)


La rue royale à Leval, drôlement rétrécie ! (Photo: Michel LOISEL)


(1)GUERLEMENT Willy – Anderlues au fil des temps, tome 1, Edition des 3 Sources, s.l., 1985, p.136
(2)DE LOOZ-CORSWAREM Arnold – Buvrinnes, passé et présent – Imprimerie Bernard – Mont-sur-Marchienne – 1973 – p.40

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11/11/2007

1972: réfection de la rue de Ressaix.


Avant le changement de nom des rues en 1992, l'actuelle "rue du Riau" s'appelait "rue de Ressaix". Mais tout le monde l'appelait et l'appelle encore "rue du cimetière" bien, qu'à notre connaissance, elle n'ait jamais porté officiellement ce nom.
Depuis la nuit des temps, Leval avait la triste réputation d'avoir les rues et les chemins les plus exécrables de la région. Poussiéreux en été, impraticables en hiver et par temps de pluie, c'est à dire quasiment toute l'année, les voyageurs évitaient notre village, préférant faire un détour de plusieurs kilomètres plutôt que de passer dans ce bourbier permanent.
Et ceux qui, pour diverses raisons, notamment professionnelles, devaient s'y aventurer ont laissé des récits épiques de leur épopée.
Ne jetons pas trop vite la pierre à nos édiles de l'époque. Leval n'a jamais été une commune très riche mais il faut constater que l'amélioration de la voirie n'était pas leur souci premier.
La situation commença à s'améliorer après le 1ère Guerre mondiale. Mais tout ne fut pas fait en un jour. Loin s'en faut. Beaucoup de Levallois se souviennent encore de chemins en terre, truffés de nids de poules comme le "Fond Mya", la rue des Moulins, la Place communale, ...
En 1972, lors de la dernière législature strictement levalloise, les autorités communales décidèrent, notamment, de restaurer la rue de Ressaix.


Voilà, en bref, les travaux qui y furent effectués:


1. La construction d'un aqueduc;
2. La construction d'une voierie en hydrocarbone sur empierrement entre bordures et filets d'eau en béton;
3. La construction de trottoirs en dalles 30 x 30


Notons que la pose d'égouts n'était pas prévue, "il s'agit d'aqueducs pour eaux de surface"


Le montant de la facture s'éleva approximativement à 3 millions de francs belges.


Source: Archives de la commune de Leval-Trahegnies - Lettre à Monsieur P. Vliegen, Commissaire-voyer, Quai de la Haine, 53 à 6510 Morlanwelz.


Leval - Cimetière - Extérieur


Photo de Philippe Longfils


Phil

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